Clément en Suède

Deux semaines à Luleå

Train de « Nuit »

2025-06-15

Train Stockholm-Sundsvall, dimanche 15 juin, 10h00.

Vendredi 13 au soir, à peine eu le temps de digérer ma currywurst que j’étais à Hambourg, et à l’heure ! Le moment était venu d’entamer le premier gros morceau du trajet : le train de nuit Hambourg-Stockholm.

Première épreuve : trouver le train. Facile, me dis-je, je suis sur le bon quai, le panneau affiche Stockholm, c’est tout bon. Eh non ! Au dernier moment, j’ai dû filer sur le quai d’en face pour prendre l’autre train pour Stockholm qui avait néanmoins un avantage majeur : il existait. Sur le quai en photo ci-dessus, il y avait un train allemand qui affichait « Nicht einsteiger » (= ne pas monter, je crois) et faisait des allers-retours. La Deutsche Bahn est aussi facétieuse qu’elle aime vous garder sur le qui vive.

Une fois à bord, et après avoir changé de voiture à cause d’une camarade passagère à l’odeur particulièrement puissante, je m’installe pour la nuit sur un siège, très confortable, mais un siège néanmoins. « Qu’à cela ne tienne, que je me dis, je vais passer la nuit à lire, réviser mon suédois, regarder par la fenêtre… Qui a besoin d’une couchette ? Qui a besoin de dormir ??? >

Hambourg-Stockholm, train des pieds

Moi, apparemment. J’ai fini par somnoler deux fois une vague heure, en cherchant en vain une bonne position (contrairement à certains des autres passagers qui avaient l’air de maîtriser le sujet), pour conclure que le lit est quand même une belle invention. Une leçon à retenir pour le retour.

Mais la nuit a quand même été magique. Tandis que le train sinuait entre les îles danoises, j’ai vu le soleil poindre à l’horizon et éclairer leurs gigantesques ponts, la lumière rasante sur les blés encore verts de ces champs qui semblent recouvrir chaque centimètre carré de terrain arraché à la mer, d’énormes colonies de cormorans perchés dans les arbres, et même des daims et des lapins qui s’éloignaient mollement à l’approche du train. Et, partout, d’immenses éoliennes installées à fleur d’eau et profitant du vent fort qui a tout le loisir de souffler sur ce très plat pays.

Pont danois

Isolement

Un trajet splendide, donc, et qui a en plus eu le bon goût de me faire arriver avec quelques minutes d’avance à Malmö (en face de Copenhague (pardon, København)), et donc, par le jeu des correspondances, d’arriver à Stockholm une heure plus tôt ! Je pouvais enfin souffler, et heureusement car, au nord, de noirs nuages s’amoncelaient…

Texto fatal

Hej då!