Clément en Suède

Deux semaines à Luleå

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2025-06-30

9h45, quelque part entre Hambourg et Francfort.

Ça y est, me voilà sur le chemin de la maison, Si je ne vais pas vous le raconter avec autant de détails que l’aller, ce trajet retour est lui aussi un sacré périple ferroviaire :

  • Samedi : Luleå-Stockholm (départ 17h02, arrivée 7h04 le lendemain)
  • Dimanche : Stockholm-Copenhague (9h13-15h06) puis Copenhague-Hambourg (16h22-21h08)
  • Lundi : Hambourg-Francfort (8h22-12h00, en cours) puis Francfort-Paris (12h56-16h52)

Mais contrairement aux retards et annulations mouvementées de mon voyage vers le nord, celui vers le sud se passe sans accroc. J’ai donc le temps de revenir un peu sur comment j’ai fait pour venir là-haut, car je ne crois pas en avoir parlé. Commençons donc par remercier mes hôtes.

Mes hôtes

Malina et Freki (de gauche à droite) ont donc accepté que je partage leur quotidien pendant un peu moins de deux semaines, alors que j’ai dérangé leur repas en ayant l’outrecuidance de dormir dans la chambre d’amis et que je ne voulais pas constamment jouer à la balle, un comble. Sylvain et Hédia, leurs gestionnaires de propriété, m’ont quant à eux accueilli, donné plein de conseils, emmené à la chasse (visuelle) à l’élan, et fait profiter de la vie suédoise en général. La dernière fois que je suis venu les voir, c’était en février 2020 et j’ai déclaré « je reviens vite ! » Espérons que je ne déclenche pas une pandémie cette fois-ci.

Mais comment, concrètement, suis-je arrivé là-haut ? Par la magie du pass Interrail ! (Avertissement : ceci n’est PAS une communication promotionnelle, je ne touche aucun argent pour ce billet de blog. Oui, mon sens des affaires laisse à désirer.) Le principe est simple : pour une somme donnée, vous pouvez prendre tous les trains que vous voulez pendant une période précise. Dans mon cas, pour 318 €, j’avais le droit de prendre tous les trains que je voulais pendant 5 journées réparties sur un mois. Pratique pour le grand aller-retour que j’avais prévu !

À noter cependant : certains trains nécessitent une réservation en sus du pass. Ce n’est jamais très cher (entre 5 et 20 €), mais ça peut finir par faire une petite somme. Il faut donc bien prévoir son trajet en amont, et ça tombe bien, l’appli d’Interrail est très bien faite et donne envie de prévoir mille voyages…

Symétrie

À commencer par un autre en Suède, pourquoi pas ? Maintenant que je connais le chemin… j’ai encore tellement de choses à y voir ! Un exemple parmi tant d’autres : la veille de mon départ, Sylvain et Hédia m’ont emmené louer une barque municipale (cf. l’image de couverture) pour aller faire un pique-nique sur une des 1 312 îles de l’archipel de Luleå. Se laisser dériver au fil de l’eau, épier les oiseaux et écouter le clapot du courant, tout ça a quelque chose d’enchanteur. Et puis, il me reste au moins 1 300 îles à visiter…

Mais si je ne devais en choisir qu’une seule, je pense que ce serait Brändön. Ce petit village de pêcheurs situé sur le pourtour de l’archipel, à l’est, compte à peine 300 âmes, et c’est un endroit magique : au bord d’un ponton, on y voit passer les hirondelles, on y devine les mouettes sur un îlot au loin, et on croit entendre les phoques. Comme je le dis souvent, et je n’ai pas l’impression qu’il y ait le moindre fondement physique à cette impression, plus je vais vers le nord, plus le ciel me paraît grand. Comme si la courbure du sol était plus importante et que, depuis là-haut, on pouvait regarder par-dessus le bord de la terre.

À Brändön, le ciel est immense.

Comme si on allait tomber vers le haut

Un séjour ne suffira donc pas pour le contempler en entier. Mais pour l’heure, il est temps de rentrer. J’espère que ce blog vous aura un peu montré à quoi ressemble la Suède, si tant est qu’on puisse s’en faire une idée en seulement deux petites semaines. Dans tous les cas, merci de m’avoir lu jusqu’ici !

Et, comme on dit dans le quasi-français qu’affectionnent tant les suédois : adjö !